Aliments en mouvement : le voyage mondial des cultures
Les Amériques ont apporté des cultures qui ont transformé les régimes alimentaires mondiaux : maïs, pommes de terre, tomates, cacao, avocats, piments, papaye, ananas, cacahuètes, haricots, manioc, vanille et de nombreux fruits tropicaux. L’Europe a introduit le bétail (bovins, porcs, poulets), les céréales (blé, orge, avoine), les arbres fruitiers (vigne, poirier, figuier) ainsi que de nombreuses herbes et légumes comme la laitue, le céleri, l’ail, le radis, l’artichaut, l’asperge et les pois. L’Asie a apporté la canne à sucre, le riz, les agrumes, le thé, la mangue, l’oignon, des épices (clou de girofle, cannelle, gingembre), des légumineuses (lentilles, soja) et des arbres fruitiers et à noix essentiels. L’Afrique a contribué au café, au melon, à la pastèque et au tamarin par le biais des anciennes routes méditerranéennes et atlantiques.
Pureté du sang et hiérarchies raciales aux Amériques
À l’époque coloniale, l’accès aux privilèges, aux honneurs, aux charges publiques, à certaines professions ou à l’admission dans des établissements d’enseignement nécessitait une procédure légale appelée probanza de limpieza de sangre, une certification de « pureté de sang ». Les candidats devaient prouver qu’ils n’avaient aucune ascendance juive, maure, noire ou indigène, des catégories alors qualifiées de « mauvais sang ». Cette stricte division entre « Blancs » et « autres » ne disparut pas après l’Indépendance ; elle se poursuivit dans les discours politiques et scientifiques qui analysaient la composition raciale de la nouvelle république et affirmaient la supposée infériorité des peuples autochtones et afro-descendants. Avec le temps, ces idées ont pris racine et résonnent encore aujourd’hui dans le langage quotidien et la rhétorique politique.

Foyer de Nazareth
Mondes en échange : comment les aliments ont changé après 1492
Après l’arrivée des Européens dans les Amériques à la fin du XVe siècle, le monde connut un mouvement sans précédent de plantes, d’animaux et de traditions culinaires, souvent appelé l’échange colombien. Cette circulation mondiale transforma les régimes alimentaires, les économies et les environnements de tous les continents. Des Amériques provenaient des cultures qui devinrent plus tard des piliers de la sécurité alimentaire mondiale, comme le maïs, la pomme de terre, la tomate, le cacao, l’arachide, les haricots, le manioc, l’ananas, la patate douce, les piments, la papaye et l’avocat, ainsi que le tabac, le caoutchouc et de nombreux fruits tropicaux.
En retour, l’Europe apporta la laitue, le raisin, la poire, l’avoine, les porcs, les bovins, les chevaux, les poules et des herbes culinaires comme le romarin, le thym et le persil, ainsi que d’autres légumes et fruits. L’Asie fournit la canne à sucre, le riz, le blé, le thé, les agrumes, les mangues, des épices comme le clou de girofle et la cannelle, ainsi que des plantes comme le coton et le soja, tandis que l’Afrique offrit, par des routes complexes, des produits tels que le café, le melon, la pastèque et le tamarin. Ensemble, ces échanges donnèrent naissance à de nouvelles cuisines, transformèrent les paysages et relièrent des régions lointaines en un monde unique et interdépendant.
En retour, l’Europe apporta la laitue, le raisin, la poire, l’avoine, les porcs, les bovins, les chevaux, les poules et des herbes culinaires comme le romarin, le thym et le persil, ainsi que d’autres légumes et fruits. L’Asie fournit la canne à sucre, le riz, le blé, le thé, les agrumes, les mangues, des épices comme le clou de girofle et la cannelle, ainsi que des plantes comme le coton et le soja, tandis que l’Afrique offrit, par des routes complexes, des produits tels que le café, le melon, la pastèque et le tamarin. Ensemble, ces échanges donnèrent naissance à de nouvelles cuisines, transformèrent les paysages et relièrent des régions lointaines en un monde unique et interdépendant.

Symbole de la Trinité

Fontaine du Mono de la Pila

Cour du Musée colonial

Le Singe de la Fontaine
Musée colonialMuseo Colonial
Le Musée colonial de Bogotá occupe une aile à cour du XVIIe siècle de l’ancien collège jésuite Colegio Máximo de San Bartolomé, un cadre qui rappelle comment la Nouvelle-Grenade a été façonnée par l’éducation catholique, le droit et une vie quotidienne disciplinée. Peintures, sculptures et objets domestiques y retracent la dévotion tout en révélant les hiérarchies raciales et sociales de l’empire. Dans le patio, la fontaine Mono de la Pila (1583) — jadis première source d’eau publique de la ville — subsiste comme un monument dont les emblèmes royaux devinrent plus tard un point de ralliement pour la contestation.
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