
Champán sur le fleuve Magdalena

Peinture de castes

Symbole brodé de justice et de mémoire
Casa del Florero : d’un centre militaire à un lieu de mémoire
Les 6 et 7 novembre 1985, lors de la reprise militaire du Palais de Justice, cette maison a servi de centre d’opérations pour les forces armées et les services de sécurité de l’État. Des personnes soupçonnées d’avoir participé au siège y furent amenées, classées, interrogées et torturées. Les preuves de ces événements ont été délibérément dissimulées pendant de nombreuses années. Plus tard, des enquêtes approfondies menées par le groupe de recherche international Forensic Architecture et par la Commission de la vérité de Colombie ont abouti à des conclusions essentielles, présentées dans l’exposition Huellas de desaparición en 2021.
Le Museo de la Independencia – Casa del Florero utilise aujourd’hui ces résultats pour contribuer à éclaircir ce qui s’est passé pendant le siège et la reprise, et pour redéfinir la maison comme un lieu de mémoire. Il rend hommage aux victimes, promeut la défense des droits humains et plaide pour la non-répétition de la violence d’État. Le musée est également un espace de dialogue avec les familles des victimes, qui participent à des activités de mémoire et de réparation, intégrant leurs témoignages personnels dans un récit historique plus large.
Le Museo de la Independencia – Casa del Florero utilise aujourd’hui ces résultats pour contribuer à éclaircir ce qui s’est passé pendant le siège et la reprise, et pour redéfinir la maison comme un lieu de mémoire. Il rend hommage aux victimes, promeut la défense des droits humains et plaide pour la non-répétition de la violence d’État. Le musée est également un espace de dialogue avec les familles des victimes, qui participent à des activités de mémoire et de réparation, intégrant leurs témoignages personnels dans un récit historique plus large.

Casa del Florero
Réinventer l’indépendance de la Colombie par la photographie
Reimagining History Through Photography
En 2017, Canon Colombia a organisé un concours national de photographie pour marquer la Journée nationale de la photographie en Colombie, attirant 3 700 participants dans plusieurs catégories. Dans le cadre de cette initiative, des historiens, des designers et des photographes ont collaboré pour reconstruire numériquement la scène du soulèvement du 20 juillet — un épisode emblématique du processus d’indépendance du pays — en s’appuyant sur des peintures historiques existantes. Leur travail montre comment les techniques visuelles contemporaines peuvent reconfigurer des événements fondateurs et inviter à une nouvelle réflexion sur la mémoire nationale.
En 2017, Canon Colombia a organisé un concours national de photographie pour marquer la Journée nationale de la photographie en Colombie, attirant 3 700 participants dans plusieurs catégories. Dans le cadre de cette initiative, des historiens, des designers et des photographes ont collaboré pour reconstruire numériquement la scène du soulèvement du 20 juillet — un épisode emblématique du processus d’indépendance du pays — en s’appuyant sur des peintures historiques existantes. Leur travail montre comment les techniques visuelles contemporaines peuvent reconfigurer des événements fondateurs et inviter à une nouvelle réflexion sur la mémoire nationale.

Les disparus du Palais de justice

L’incident du vase de fleurs

Siège du Palais de Justice
Casa del Florero : sur les traces de l’infrastructure de disparition
Les recherches menées par Forensic Architecture et la Commission de la vérité ont reconstitué ce qui s’est passé à l’intérieur de ce bâtiment en analysant les témoignages de fonctionnaires judiciaires, de visiteurs, de magistrats, de personnel de nettoyage, de journalistes, de proches de victimes et de militaires. Le rez-de-chaussée servait aux premiers interrogatoires ainsi qu’à l’enregistrement et à l’identification des personnes détenues, fonctionnant comme un espace de filtrage contre-insurrectionnel. L’escalier menant à l’étage marquait une séparation physique entre les détenus « spéciaux » et les autres. Au deuxième étage, les suspects étaient interrogés en groupe dans plusieurs pièces et sur le balcon intérieur.
En synchronisant des heures d’archives vidéo et photographiques, des modèles architecturaux révèlent l’infrastructure et la logistique de la disparition forcée organisée par des agents de l’État. Ils montrent comment les pièces de la Casa del Florero, les installations militaires du Cantón Norte et d’autres espaces étaient utilisés au sein de ce système. Les reconstitutions suivent les trajectoires de ceux qui étaient qualifiés de « spéciaux » — employés de la cafétéria du tribunal, étudiants, visiteurs, guérilleros et juges — depuis leur première apparition à la caméra, en passant par leur détention, jusqu’au moment de leur dernière image enregistrée. Ce faisant, elles exposent les mécanismes par lesquels ces personnes ont été conduites vers la mort ou la disparition forcée, et soulignent la nécessité de vérité, de mémoire et de justice.
En synchronisant des heures d’archives vidéo et photographiques, des modèles architecturaux révèlent l’infrastructure et la logistique de la disparition forcée organisée par des agents de l’État. Ils montrent comment les pièces de la Casa del Florero, les installations militaires du Cantón Norte et d’autres espaces étaient utilisés au sein de ce système. Les reconstitutions suivent les trajectoires de ceux qui étaient qualifiés de « spéciaux » — employés de la cafétéria du tribunal, étudiants, visiteurs, guérilleros et juges — depuis leur première apparition à la caméra, en passant par leur détention, jusqu’au moment de leur dernière image enregistrée. Ce faisant, elles exposent les mécanismes par lesquels ces personnes ont été conduites vers la mort ou la disparition forcée, et soulignent la nécessité de vérité, de mémoire et de justice.

Le vase de Llorente
Musée de l'IndépendanceCasa del Florero
Le Musée de l’Indépendance occupe une maison coloniale dans le quartier de La Candelaria, à Bogota, et doit son nom au vase devenu l’accessoire d’une confrontation soigneusement mise en scène. Le 20 juillet 1810, la querelle contribua à déclencher le soulèvement qui forma une junte locale et mit la Nouvelle-Grenade sur la voie de l’indépendance. Endommagé lors du siège du Palais de Justice des 6–7 novembre 1985, le lieu porte aussi un registre plus dur, où mythe fondateur, violence d’État et mémoire publique de la ville se rencontrent avec malaise.
Explorer par type et lieu