Oopjen, Maerten Daey et la violence de l’esclavage
Oopjen et l’esclavage
Après la mort de son mari Marten Soolmans, Oopjen épousa Maerten Daey. Avant leur mariage, Daey avait passé quelques années au Brésil. L’histoire tragique de Francisca, réduite en esclavage, nous est parvenue grâce à des sources contemporaines. Daey l’avait capturée, enfermée et violée à plusieurs reprises. Lorsque l’on découvrit que Francisca était enceinte, il la renvoya et refusa de reconnaître leur fille Elunam.
Après la mort de son mari Marten Soolmans, Oopjen épousa Maerten Daey. Avant leur mariage, Daey avait passé quelques années au Brésil. L’histoire tragique de Francisca, réduite en esclavage, nous est parvenue grâce à des sources contemporaines. Daey l’avait capturée, enfermée et violée à plusieurs reprises. Lorsque l’on découvrit que Francisca était enceinte, il la renvoya et refusa de reconnaître leur fille Elunam.
Épices, violence et esclavage dans le commerce hollandais
Épices et esclavage
Les épices de ces tourtes étaient souvent obtenues par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) au moyen de la violence et de l’esclavage. Les clous de girofle venaient d’Ambon, l’une des îles Moluques, conquise par la VOC en 1605. Les habitants d’Ambon devaient récolter les clous de girofle aux côtés de travailleurs réduits en esclavage par la VOC. La noix de muscade provenait des îles Banda (au sud d’Ambon), prises par la force en 1621. Des personnes réduites en esclavage devaient cueillir les graines de muscade dans les plantations et en retirer l’enveloppe (arille).
Les épices de ces tourtes étaient souvent obtenues par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) au moyen de la violence et de l’esclavage. Les clous de girofle venaient d’Ambon, l’une des îles Moluques, conquise par la VOC en 1605. Les habitants d’Ambon devaient récolter les clous de girofle aux côtés de travailleurs réduits en esclavage par la VOC. La noix de muscade provenait des îles Banda (au sud d’Ambon), prises par la force en 1621. Des personnes réduites en esclavage devaient cueillir les graines de muscade dans les plantations et en retirer l’enveloppe (arille).
Esclavage et Amsterdam : art, commerce et vies asservies
Esclavage et Amsterdam
L’esclavage en Asie, en Afrique ou dans les Amériques a longtemps été courant et difficile à éliminer. Les premiers Rembrandt furent vendus à des acheteurs dans les années 1630. Les personnes réduites en esclavage pouvaient naître dans cet état ou être vendues à l’étranger par leurs propres autorités. Selon les chercheurs du Rijksmuseum et du Musée d’Amsterdam, la ville d’Amsterdam a partagé les bénéfices de la traite des esclaves. L’un des modèles de Rembrandt, par exemple, était un homme réduit en esclavage. Après son arrivée, il n’était toujours pas libre, mais il a également pu intenter une action en justice pour obtenir sa liberté.
L’esclavage en Asie, en Afrique ou dans les Amériques a longtemps été courant et difficile à éliminer. Les premiers Rembrandt furent vendus à des acheteurs dans les années 1630. Les personnes réduites en esclavage pouvaient naître dans cet état ou être vendues à l’étranger par leurs propres autorités. Selon les chercheurs du Rijksmuseum et du Musée d’Amsterdam, la ville d’Amsterdam a partagé les bénéfices de la traite des esclaves. L’un des modèles de Rembrandt, par exemple, était un homme réduit en esclavage. Après son arrivée, il n’était toujours pas libre, mais il a également pu intenter une action en justice pour obtenir sa liberté.

Nature morte avec fromage

Le cygne menacé défendant son nid
Commerce colonial d’Amsterdam, richesse du sucre et travail asservi
Amsterdam, commerce colonial et esclavage
La Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) obtenait souvent des épices par la violence et l’esclavage. Les clous de girofle d’Ambon et la noix de muscade des îles Banda — conquises par la VOC en 1605 et 1621 — étaient récoltés dans des plantations par des travailleurs réduits en esclavage et par des populations locales contraintes au travail. En Asie, en Afrique et dans les Amériques, l’esclavage était très répandu et mit longtemps à disparaître. À Amsterdam, les autorités et les marchands partageaient les profits de ce système, et les personnes réduites en esclavage amenées en ville pouvaient chercher — sans toutefois l’obtenir automatiquement — à obtenir leur liberté par la voie des tribunaux.
La fortune de Marten et Oopjen était directement liée au travail asservi : le père de Marten, puis le couple lui-même, s’enrichirent en raffinant du sucre brut du Brésil, cultivé, récolté et transformé par des Africains réduits en esclavage. La demande européenne croissante en sucre était en grande partie satisfaite par l’industrie sucrière d’Amsterdam, dont l’ampleur dépendait de l’esclavage de masse. Maerten Daey, le mari qu’Oopjen épousa plus tard, avait auparavant retenu captive au Brésil une femme réduite en esclavage, Francisca, qu’il viola à plusieurs reprises et qu’il rejeta, elle et leur fille, lorsqu’elle tomba enceinte — une histoire individuelle qui révèle la brutalité sur laquelle reposait la richesse coloniale.
La Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) obtenait souvent des épices par la violence et l’esclavage. Les clous de girofle d’Ambon et la noix de muscade des îles Banda — conquises par la VOC en 1605 et 1621 — étaient récoltés dans des plantations par des travailleurs réduits en esclavage et par des populations locales contraintes au travail. En Asie, en Afrique et dans les Amériques, l’esclavage était très répandu et mit longtemps à disparaître. À Amsterdam, les autorités et les marchands partageaient les profits de ce système, et les personnes réduites en esclavage amenées en ville pouvaient chercher — sans toutefois l’obtenir automatiquement — à obtenir leur liberté par la voie des tribunaux.
La fortune de Marten et Oopjen était directement liée au travail asservi : le père de Marten, puis le couple lui-même, s’enrichirent en raffinant du sucre brut du Brésil, cultivé, récolté et transformé par des Africains réduits en esclavage. La demande européenne croissante en sucre était en grande partie satisfaite par l’industrie sucrière d’Amsterdam, dont l’ampleur dépendait de l’esclavage de masse. Maerten Daey, le mari qu’Oopjen épousa plus tard, avait auparavant retenu captive au Brésil une femme réduite en esclavage, Francisca, qu’il viola à plusieurs reprises et qu’il rejeta, elle et leur fille, lorsqu’elle tomba enceinte — une histoire individuelle qui révèle la brutalité sur laquelle reposait la richesse coloniale.
Marten et Oopjen : une richesse fondée sur l’esclavage
Marten et l’esclavage
Marten et Oopjen devaient leur richesse au travail des personnes réduites en esclavage. À Amsterdam, le père de Marten, puis plus tard le couple lui-même, firent fortune grâce au raffinage du sucre brut en provenance du Brésil. Là-bas, il avait été cultivé, récolté et transformé par des Africains réduits en esclavage. En peu de temps, le sucre était devenu très populaire en Europe, et il rapportait énormément d’argent. La demande européenne était en grande partie satisfaite par l’industrie sucrière d’Amsterdam. Cette production immense n’aurait pas été possible sans le recours massif à des personnes en situation d’esclavage.
Marten et Oopjen devaient leur richesse au travail des personnes réduites en esclavage. À Amsterdam, le père de Marten, puis plus tard le couple lui-même, firent fortune grâce au raffinage du sucre brut en provenance du Brésil. Là-bas, il avait été cultivé, récolté et transformé par des Africains réduits en esclavage. En peu de temps, le sucre était devenu très populaire en Europe, et il rapportait énormément d’argent. La demande européenne était en grande partie satisfaite par l’industrie sucrière d’Amsterdam. Cette production immense n’aurait pas été possible sans le recours massif à des personnes en situation d’esclavage.
Rijksmuseum
Le Rijksmuseum est le musée national d’art et d’histoire des Pays-Bas, installé dans un bâtiment emblématique au cœur d’Amsterdam. Sa vaste collection couvre plusieurs siècles, des chefs‑d’œuvre de l’âge d’or hollandais de Rembrandt et Vermeer aux arts décoratifs, à la sculpture, à la photographie et aux objets du quotidien. Des galeries soigneusement mises en scène retracent l’excellence artistique du pays en lien avec sa puissance maritime, ses réseaux commerciaux mondiaux et son expansion coloniale sur différents continents.
Au‑delà de ses tableaux célèbres, le musée met de plus en plus en avant les histoires humaines derrière la richesse et le luxe, notamment le rôle de l’esclavage dans le commerce du sucre, des épices et d’autres marchandises. Des présentations rigoureusement documentées révèlent comment des fortunes se sont bâties sur la violence et l’exploitation en Asie, en Afrique et dans les Amériques, en donnant la parole aux personnes réduites en esclavage et marginalisées. Cette approche invite les visiteurs à interroger les images familières et à situer l’art néerlandais dans un contexte historique plus large et plus honnête.
Au‑delà de ses tableaux célèbres, le musée met de plus en plus en avant les histoires humaines derrière la richesse et le luxe, notamment le rôle de l’esclavage dans le commerce du sucre, des épices et d’autres marchandises. Des présentations rigoureusement documentées révèlent comment des fortunes se sont bâties sur la violence et l’exploitation en Asie, en Afrique et dans les Amériques, en donnant la parole aux personnes réduites en esclavage et marginalisées. Cette approche invite les visiteurs à interroger les images familières et à situer l’art néerlandais dans un contexte historique plus large et plus honnête.
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