
Nature morte au fromage

La Laitière

Autoportrait en apôtre Paul

La Lettre d’amour (peinture)

Figures dans une Cour

La Famille joyeuse

Nature morte florale avec Crown Imperial

Nature morte au pâté de dinde

Copie de La Ronde de nuit

Portrait d’un couple souriant

La fête de Saint Nicolas

Autoportrait en Parisien

La Petite Rue à Delft
Épices, violence et esclavage dans le commerce hollandais
Les épices de ces tourtes étaient souvent obtenues par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) au moyen de la violence et de l’esclavage. Les clous de girofle venaient d’Ambon, l’une des îles Moluques, conquise par la VOC en 1605. Les habitants d’Ambon devaient récolter les clous de girofle aux côtés de travailleurs réduits en esclavage par la VOC. La noix de muscade provenait des îles Banda (au sud d’Ambon), prises par la force en 1621. Des personnes réduites en esclavage devaient cueillir les graines de muscade dans les plantations et en retirer l’enveloppe (arille).

Le cygne menacé défendant son nid
Marten et Oopjen : une richesse fondée sur l’esclavage
Marten et Oopjen devaient leur richesse au travail des personnes réduites en esclavage. À Amsterdam, le père de Marten, puis plus tard le couple lui-même, firent fortune grâce au raffinage du sucre brut en provenance du Brésil. Là-bas, il avait été cultivé, récolté et transformé par des Africains réduits en esclavage. En peu de temps, le sucre était devenu très populaire en Europe, et il rapportait énormément d’argent. La demande européenne était en grande partie satisfaite par l’industrie sucrière d’Amsterdam. Cette production immense n’aurait pas été possible sans le recours massif à des personnes en situation d’esclavage.

La Mariée juive

Portrait d’Oopjen Coppit, par Rembrandt

Copie de The Night Watch

Nature morte aux paons

Maison de poupée du XVIIe siècle de Petronella Oortman

Bibliothèque de recherche du Rijksmuseum, Amsterdam

Copie de The Night Watch

Paysage fluvial avec cavaliers

Portrait de Marten Soolmans
Esclavage et Amsterdam : art, commerce et vies asservies
L’esclavage en Asie, en Afrique ou dans les Amériques a longtemps été courant et difficile à éliminer. Les premiers Rembrandt furent vendus à des acheteurs dans les années 1630. Les personnes réduites en esclavage pouvaient naître dans cet état ou être vendues à l’étranger par leurs propres autorités. Selon les chercheurs du Rijksmuseum et du Musée d’Amsterdam, la ville d’Amsterdam a partagé les bénéfices de la traite des esclaves. L’un des modèles de Rembrandt, par exemple, était un homme réduit en esclavage. Après son arrivée, il n’était toujours pas libre, mais il a également pu intenter une action en justice pour obtenir sa liberté.
Oopjen, Maerten Daey et la violence de l’esclavage
Après la mort de son mari Marten Soolmans, Oopjen épousa Maerten Daey. Avant leur mariage, Daey avait passé quelques années au Brésil. L’histoire tragique de Francisca, réduite en esclavage, nous est parvenue grâce à des sources contemporaines. Daey l’avait capturée, enfermée et violée à plusieurs reprises. Lorsque l’on découvrit que Francisca était enceinte, il la renvoya et refusa de reconnaître leur fille Elunam.

Nature morte à la coupe dorée

Les Syndics, de Rembrandt
Rijksmuseum
Le Rijksmuseum, musée national des Pays-Bas, est issu de la Nationale Kunstgalerij fondée en 1800 et a trouvé sa scène civique lorsque le bâtiment néogothique de Pierre Cuypers a ouvert en 1885, à côté de la Museumplein d’Amsterdam. Ses salles conservent la mémoire visuelle d’une république maritime — peinture, argenterie, modèles de navires et objets du quotidien qui ancrent l’âge d’or néerlandais dans une culture vécue. Les lectures récentes regardent aussi le coût de cette prospérité, en retraçant comment le commerce mondial et l’esclavage ont façonné à la fois les collections et le pays.
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