
2024 © Maxim Tabachnik

Le projet Khoka classe la coca (Erythroxylum spp.) en quatre grands types cultivés, chacun lié à des paysages et des traditions spécifiques. Le hayo (E. novogranatense var. novogranatense) était cultivé dans la Colombie précolombienne, en particulier dans les vallées du Magdalena et du Cauca ainsi que dans la région de la Sierra Nevada. La thupa coca (E. novogranatense var. truxillense), connue pour ses grandes feuilles royales, serait originaire de la côte désertique du nord du Pérou et se serait répandue dans les Andes et le monde inca, restant courante de l’Équateur au nord du Chili. La mamox coca (E. coca var. coca), associée aux hauts plateaux andins et aux versants orientaux humides, était cultivée de l’est de l’Équateur jusqu’à la Bolivie et les contreforts amazoniens. L’ipadu (E. coca var. ipadu), originaire des basses terres amazoniennes, occupe depuis longtemps une place centrale dans la vie quotidienne et rituelle des peuples autochtones du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Partout en Amérique du Sud, la coca est utilisée depuis des millénaires à des fins spirituelles, médicinales et sociales, chaque variété étant adaptée à une zone écologique et à une tradition culturelle distinctes.

Plante de coca
La plante de coca, sacrée pour de nombreuses cultures indigènes des Andes, est utilisée depuis des millénaires dans des contextes rituels, médicinaux et sociaux. Riche en alcaloïdes, ses feuilles soulagent la fatigue, suppriment la faim et aident à l’adaptation à la haute altitude. La coca reste au cœur de l’identité culturelle et des savoirs traditionnels dans les Andes.
Explorer par type et lieu